Logo, carte, affiche : les supports pour demander un avis Google
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L'essentiel
- Le kit marketing gratuit de Google, qui fournissait affiches et autocollants « Avis Google », a fermé en 2024. Son adresse redirige vers la page d'accueil des fiches d'établissement.
- Google interdit explicitement l'usage de son logo et de son « G » sur les supports marketing d'une entreprise. La requête la plus recherchée du sujet porte donc sur une chose interdite.
- Le mot « Google » reste utilisable en texte, comme adjectif suivi d'un terme générique : « avis Google », pas « Googlez-nous ».
- Ce qui compte sur le support n'est pas le visuel mais le lien : sans lien direct ou QR code vers votre page d'avis, le client abandonne au moment de chercher votre fiche.
- Offrir une réduction ou un cadeau contre un avis est interdit par Google et fait supprimer les avis obtenus.
Vous cherchez le logo « Avis Google » pour l'imprimer sur une affiche, un chevalet de comptoir ou une carte à glisser dans le sac. C'est la démarche la plus naturelle du monde, et elle bute sur deux obstacles que personne ne mentionne.
Le premier : l'outil que Google fournissait pour ça n'existe plus. Le second : le logo, vous n'avez pas le droit de l'utiliser.
Le kit gratuit de Google a fermé
Pendant des années, Google proposait un service qui générait automatiquement affiches, autocollants et visuels à partir de votre fiche d'établissement, gratuitement et aux bonnes dimensions. La plupart des guides français y renvoient encore.
L'adresse `marketingkit.withgoogle.com` renvoie aujourd'hui une redirection permanente vers la page d'accueil des fiches d'établissement. Le service a été fermé en 2024, sans annonce ni remplacement.
Conséquence pratique : il n'existe plus de support officiel « Avis Google » à télécharger. Tout ce que vous trouverez en ligne est fabriqué par des tiers, et une bonne partie enfreint les règles de marque de Google.
Le logo Google : ce que vous n'avez pas le droit de faire
C'est la partie inconfortable, et elle est écrite noir sur blanc dans le centre de ressources de marque de Google :
> « Don't use the Google logo in marketing materials for a business or to imply endorsement from Google. »
La même interdiction vise le « G » multicolore, pris isolément. Et le principe directeur ne laisse pas de place au doute :
> « Make it look like your own brand. It should be clear that the work is coming from you, not from Google. »
Autrement dit : votre affiche doit ressembler à votre commerce, pas à une communication Google. Les usages tolérés sans autorisation sont éditoriaux ou pédagogiques (un article de presse, un support de cours), pas la vitrine d'un commerce.
L'ironie mérite d'être signalée : la requête la plus recherchée sur ce sujet, « logo Google avis », cherche un fichier que son utilisateur n'a pas le droit d'employer comme il l'entend.
Le risque concret est faible pour un chevalet de comptoir, disons-le franchement. Mais il devient réel dès que le support circule : flyers imprimés en nombre, encart dans une brochure, visuel poussé en publicité. Et il existe une raison plus terre à terre de s'en passer, sur laquelle nous revenons plus bas.
Ce que vous pouvez écrire
Le mot « Google » reste utilisable, à conditions. Les règles d'usage des marques demandent de l'employer comme adjectif, jamais comme nom ni comme verbe, et de le faire suivre du terme générique correspondant.
Ce qui passe : « Laissez-nous un avis Google », « Votre avis Google compte », « Notez-nous sur Google Maps ».
Ce qui ne passe pas : « Googlez-nous », « Laissez-nous un Google », et toute forme au pluriel ou au possessif.
Interdiction supplémentaire, celle-là de bon sens : rien ne doit laisser croire que Google vous recommande ou vous a distingué. Un macaron maison façon « Certifié Google » n'est pas une maladresse graphique, c'est exactement ce que la règle vise.
Le lien est ce qui compte, pas le visuel
Un support d'avis réussi ne se juge pas à sa mise en page. Il se juge à ce qui se passe dans les huit secondes qui suivent.
Un client motivé qui lit « laissez-nous un avis sur Google » doit ensuite ouvrir Google, taper le nom de votre commerce, le trouver parmi les homonymes, faire défiler jusqu'aux avis, cliquer sur le bouton de notation. Chaque étape perd du monde, et le chemin s'est encore allongé en Europe depuis que la carte affichée dans les résultats n'est plus cliquable.
D'où la seule chose vraiment indispensable sur votre support : un accès direct.
Votre fiche d'établissement génère ce lien, ainsi qu'un QR code prêt à imprimer, depuis la section de gestion des avis. C'est le point de départ de n'importe quel support, avant même de penser au graphisme.
Trois façons d'y donner accès, par ordre de friction croissante :
Le NFC. Le client approche son téléphone, la page d'avis s'ouvre. Rien à installer, rien à viser. Environ neuf téléphones sur dix lisent le NFC, dont tous les iPhone depuis le XS. À éviter sur une surface métallique, qui perturbe la puce.
Le QR code. Lisible par cent pour cent des téléphones équipés d'un appareil photo, donc le filet de sécurité universel. Il demande un geste de plus : sortir le téléphone, viser, attendre la mise au point.
L'adresse écrite. Un lien raccourci à recopier. C'est le dernier recours, et le taux de passage s'effondre.
Le bon support combine les deux premiers. C'est aussi ce qui règle élégamment la question du logo : un carré NFC posé près de la caisse, à votre marque, n'a besoin d'aucun élément graphique de Google pour fonctionner.
Carte, affiche ou plaque : lequel pour quel commerce
Le choix dépend moins de votre secteur que du moment où le client est content.
La carte glissée dans le sac ou avec la commande convient quand la satisfaction arrive après le départ : prêt-à-porter, e-commerce avec colis, artisanat. Elle se lit chez soi, au calme. Son défaut est d'être jetée avec l'emballage.
L'affiche ou le chevalet de comptoir vise le moment du paiement, quand le client est encore devant vous. C'est le seul support qui permet à votre équipe de dire un mot au passage, et cette phrase pèse plus que le support lui-même.
La plaque NFC posée au comptoir supprime l'étape de recherche. Le client approche son téléphone pendant qu'on lui rend la monnaie, la page d'avis est déjà ouverte. C'est le format qui convertit le mieux en présentiel, parce qu'il utilise les vingt secondes où le client attend sans rien faire.
Un point commun aux trois : ils ne servent à rien posés sans un mot. Un support qu'on ne désigne jamais devient du décor en une semaine.
Ce qu'il ne faut pas mettre dessus
Aucune contrepartie. « Un avis, un café offert » tombe sous ce que Google appelle l'engagement artificiel : proposer des avantages, produits ou services gratuits ou à prix réduit en échange d'un avis. Les avis obtenus ainsi sont supprimés, et la fiche garde une trace de l'épisode. C'est le même registre que l'achat d'avis, en plus visible.
Aucun filtrage. « Content ? Laissez un avis Google. Mécontent ? Écrivez-nous. » Ce dispositif, longtemps vendu comme une bonne pratique, oriente la notation et contrevient aux règles. Il expose en plus à la qualification de pratique commerciale trompeuse.
Aucun QR code vers une page intermédiaire qui trierait les clients avant de les envoyer vers Google. Même logique, même problème.
Le support demande un avis. Il ne demande pas un bon avis.
Ce qu'il faut retenir
Google ne fournit plus de kit et n'autorise pas son logo sur vos supports. Fabriquez donc les vôtres, à votre marque, avec le mot « Google » en texte suivi de son terme générique.
Mettez-y un accès direct, NFC ou QR code, généré depuis votre fiche. C'est ce qui fait la différence entre un support décoratif et un support qui produit des avis.
Et rappelez-vous que le meilleur support ne remplace pas la demande. Il la rend simplement plus facile à honorer, ce qui suffit à faire monter la note durablement.
